mercredi 11 septembre 2013

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan

 


* Chez JCLattès
* Sortie : Août 2011
* Nombre de pages : 440
* Prix : 19.30 euros
 
 

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d'adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d'explication est vouée à l'échec. L'écriture n'y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d?interroger la mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j'ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l'ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d'autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »

Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.


 



J'avais vu l'auteure de ce livre dans une émission de télévision il y a déjà pas mal de temps présenter cet ouvrage à l'occasion de sa sortie.

Je m'étais dit "je lirai son livre un jour mais seulement quand je serai prête". Je savais déjà que cette lecture allait être une épreuve pour moi...

Et en effet, elle l'a été...

Je n'ai pas lu ce livre, j'y ai littéralement plongé dedans le temps d'un week-end.

Nous y retrouvons ici une fille qui raconte sa mère. Elle revient sur l'enfance de cette dernière, son adolescence puis sa vie de femme et de mère. Elle y décrit ses relations familiales, amicales, amoureuses ( mais là avec pudeur et peu de détails). Elle y décrit également les joies, les drames, la descente aux enfers, la folie...

C'est un témoignage basé sur du vécu. Il n'y a aucune romance même si parfois certaines situations y sont interprétées selon l'auteure et les proches de sa mère plutôt que par cette dernière elle-même.

Nous nous prenons donc cette vie, celle de Lucile, en pleine figure tel un uppercut.

Pour ma part, je me suis énormément attaché à cette femme et cela dès les premières pages, les premières lignes qui nous laisse percevoir la fin tragique qui l'attend puisque en effet, le livre commence par la découverte du corps sans vie de Lucile par sa propre fille.
J'ai sans aucun doute fait un transfert énorme sur Delphine et j'ai été troublée par ses mots. Je me suis sentie concernée à 100% par son histoire.
Enfin, j'ai terminé cette lecture en larmes, le coeur gros, endeuillée par la mort de Lucile.

Il m'a fallu plusieurs jours pour "digérer" cette lecture et pour pouvoir en parler...

Pour conclure, ce livre est pour moi un coup de cœur car il m'a troublé jusqu'au plus profond de moi-même Il a réveillé en moi un élan incontrôlable, une envie irrésistible de prendre mon téléphone pour dire tout simplement " je t'aime maman"...

Merci Delphine de Vigan...

Ma note

 

 

 

Ce livre compte pour le challenge suivant 


3 commentaires:

  1. ça a été une veritable claque pour moi aussi. l'histoire et l'ecriture sont magnifiques ♥

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  2. ça donne envie tout ça dis donc!! Il va aller dans ma Wish celui la!

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  3. J'adore ta nouvelle présentation.
    J'avais lu "No et moi" de cet auteure, que j'avais adoré !
    Il faudrait donc que je lise ce titre aussi

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