vendredi 12 décembre 2014

Kinderzimmer de Valentine Goby

 




* Éditions : Acte Sud
* Date Sortie : Aout 2013
* Nombre pages : 224
* Prix : 20 euros


 


n 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l'Histoire n'a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles.



J'ai rarement lu de livre aussi poignant sur la survie dans les camps de concentration. Même si l'histoire est différente, celle-ci est aussi percutante que celle d'Anne Franck et c'est peu dire...

Cette lecture m' a plus d'une fois soutirer des larmes. L'auteur s'emploie à tout nous décrire, dans les moindres détails, sans aucun tabou, aucune limite, aucune retenue. Du coup, la réalité nous explose à la figure dans toute son horreur. J'avais déjà lu des livres poignants sur ce sujet là mais c'est la première fois qu'on nous parle de bébés... La condition des femmes est épouvantable, répugnante, inhumaine. Mais celle des bébés est inimaginable et intolérable ! Je n'arrive même pas à croire que des êtres humains aient pu faire une chose pareille. Cette lecture a réveillé en moi, une fois de plus, une réelle souffrance issue de ma déception de l'Homme ....

J'ai eu un peu de mal à accrocher au début de ma lecture. Non pas à cause de l'histoire qui m'a immédiate saisie ( d'effroi !) mais par rapport à l'écriture de l'auteure. Valentine Goby emploie des phrases très longues qui associent parfois toute une succession de mots tels que des adjectifs et j'ai trouvé au départ cela déplaisant. Mais au fur et à mesure de ma lecture, je me suis faite à la plume de l'auteure et j'ai bien compris qu'il y avait un but précis à ses tournures de phrases. Grâce à cette technique, Valentine Goby donne encore plus de réalisme à l'histoire et on en a bien besoin ! Car c'est tellement horrible qu'on préfèrerait penser que çà n'a jamais existé !!

En bref, c'est une lecture que je conseille aux personnes qui n'ont pas peur de lire quelque chose d'émotionnellement difficile.

Ma Note

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