mercredi 17 décembre 2014

L'étranger de Albert Camus


 




* Éditions : Folio
* Date Sortie : Décembre 1971
* Nombre pages : 191
* Prix : 5.60 euros


 


«Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...»


 


C'est le livre de Kamel Daoud qui m'a donné envie de découvrir ce classique français. Je me suis acheté ce nouveau livre tout récemment édité et du fait qu'il apporte une nouvelle version de l'histoire de l’étranger d'Albert Camus, je me suis dit autant lire auparavant le roman d'origine avant de me lancer dans sa contre-enquête.

 


Alors, revenons à Albert Camus ! 


ATTENTION SPOILER !! 
Je ne saurais faire une critique de ce livre sans en dévoiler son histoire alors si vous ne l'avez pas lu et que vous comptez le faire, passez votre chemin !


Au départ, cette histoire ne m'a pas du tout plu. Je la trouvais un peu trop molle, sans aucun dynamisme pouvant attiser mon intérêt et, il faut bien le dire, le personnage principal ( Meursault ) m'était complètement antipathique.  Ce personnage est en effet complètement vide et plat, ne faisant preuve d'aucune sensibilité, hermétique à toute émotion possible et ne se souciant de pas grand chose. Par exemple, sa mère décède dés les premières lignes du roman et voilà ce jeune homme qui s''absente de son travail juste le temps qu'il faut pour la faire mettre en terre sans démontrer aucune peine, aucun manque et reprenant sa vie comme si de rien n'était une fois les formalités faites. Il rencontre une femme, celle-ci lui demande si il l'aime et il lui répond qu'aimer ne veut absolument rien dire mais qu'il pense que non alors qu'il vient juste d'accepter de l'épouser ... Il est comme çà pour tout et j'ai eu donc beaucoup de mal à lui trouver de l'intérêt. Mes sentiments envers ce personnage sonnaient aussi creux que lui en définitive.

Par un concours de circonstances, Meursault se retrouve mêler à une dispute entre un algérien ( appelé l'arabe tout au long du roman) et Raymond son copain. Les choses s'enveniment et Meursault finit par abattre "l'arabe". Pourquoi ? A cause du soleil expliquera-t-il ... Je n'ai pas encore tout saisi... Je n'arrive pas là à penser comme lui, à me mettre dans sa position et en comprendre ses actes. Il n'a certes pas cherché cette situation selon moi mais l'indifférence avec laquelle il réagit ensuite me laisse perplexe.

Enfin, il y a le procès de Meursault. Et là, j'ai compris enfin ou Albert Camus a voulu nous amené avec son histoire et ce personnage détestable. Au cours de ce semblant de procès, on se rend vite compte que Meursault n'est pas jugé pour son crime mais pour sa personnalité bien particulière. Sa désaffectation envers la mort de sa mère pèsera lourd dans la balance de la justice par exemple, peut être même plus que son meurtre. Albert Camus nous a intelligemment amené à détester son personnage afin que nous nous trouvions dans la même position que le jury. A nous maintenant de savoir si on aurait agit ou pas comme eu, si nous l'aurions condamné à mort à notre tour. Pour ma part, Meursault n'a aucune excuse pour la mort de "l'arabe". Il est clair qu'il doit être puni pour ce crime. Je pense qu’une peine de prison était justifiable pour le punir. Toutefois, je ne serai certainement pas allé jusqu'à la peine de mort ! Cette décision m'a choqué même si je n'ai aucune sympathie pour Meursault. Je la trouve démesurée et incompréhensible...

Quant à la fin, elle nous éclaire un petit peu sur la manière de penser de Meursault. Il n'est jamais désespéré ou déçu car tout simplement, il n'attend rien de personne et laisse son destin décider pour lui comme une fatalité.

Je me languis maintenant de connaître la version de Kamel Daoud qui à la différence de Albert Camus qui donne la parole à Meursault, lui donne la parole au frère de "l'arabe".

En bref, C'est un livre très bien tourné, une histoire intelligemment racontée mais qui n'a pas vraiment su attiser ma curiosité ou mon intérêt.


Ma Note
 
Ce livre compte pour les challenges suivants 

http://lectureaddict-dunlivrelautre.blogspot.fr/2014/12/challenge-2015-les-12-genres-de-lannee.html

 

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