mardi 12 mai 2015

Je l'aimais de Anna Gavalda






* Éditions : J'ai lu
* Collection : Littérature
* Date Sortie :  Février 2004
* Nombre pages : 154
* Prix : 5 euros
* Lien chez J'ai lu : Ici







«On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder...»
A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière: plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.



C'est mon premier roman d' Anna Gavalda. J'ai certes beaucoup entendu parlé de cette auteure, surtout à la sortie de Ensemble, c'est tout . J'avais d'ailleurs commencé ce roman puis abandonné cette lecture car j'étais un peu déçue. J'en attendais sans doute trop par rapport au bruit que ce livre avait fait autour de lui.

J'ai donc entamé cette lecture en étant pas sûre du tout que cela me plaise. Je me suis laissée emporter par la plume d'Anna Gavalda. Le rythme est lent, doux , comme lorsque nous sommes sur un bateau qui flotte libre sur une mer calme. Cette lecture est toute simple, très agréable, elle nous berce.

Nous sommes essentiellement face à deux personnages. Une femme que son mari vient d'abandonner pour une autre, une femme qui se retrouve donc seule du jour au lendemain avec ses deux petites filles. Une femme pleine de chagrin, de colère, perdue... Puis nous avons un homme, son beau-père, le père du fuyard. Cet homme d'habitude mutique, réservé, souvent ennuyeux et rouspéteur va se livrer à sa belle-fille comme il ne s'est jamais livré à personne.

Son discourt part de lui, de son enfance, de son frère perdu, de ses peurs, de son mariage, de son boulot... Puis, il va vraiment se livrer et raconter ce qu'il n'a jamais raconté à personne. J'ai adoré voir cet homme laisser tomber toutes ses barrières, se libérer, et se laisser voir tel qu'il est réellement.

Mais ce qui est surprenant, beau, inattendu est le résultat à la fin du livre de tout son discourt sur sa belle-fille. Je me suis mise à la place de cette femme, j'ai réfléchie avec elle, et je me dis qu'en définitive, cet homme a su trouver les mots justes pour se libérer mais également pour aider sa belle-fille à se libérer en retour.

J'en ai conclue ma réflexion par un constat auquel je ne m'attendais pas du tout. Je n'aurais jamais même d'ailleurs cru que je pourrais penser ainsi. Et si je dois dire quelque chose sur ce livre c'est qu'il faut absolument le mettre entre les mains de toutes femmes qui se retrouve un jour abandonnée par l'homme qu'elles aiment. Il peut éventuellement les aider à avancer...

En bref : Des mots simples pour une histoire banale mais qui pourtant ne nous laisse pas de marbre !

Ma note :

1 commentaire:

  1. Oh ça a l'air d'être une très jolie histoire. Je ne connaissais pas et le nom de l'auteure ne me dit rien mais peut etre un jour !

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